Pourquoi Internet est-il rarement gratuit à bord d’un avion ?

À bord d’un avion de ligne, l’accès à Internet se développe timidement. Mais les connexions gratuites sont souvent limitées et à bas débit.

Près d’une centaine de compagnies aériennes ont déjà équipé plus de 6 500 avions de la connectivité internet en vol. Mais ce ne sont pas toujours tous les appareils d’une même flotte, souvent en cours de modernisation, les uns après les autres. Pour le passager, c’est un peu la loterie, car l’accès à Internet n’est pas mentionné lors de la réservation du billet ou même de l’embarquement.

Inutile donc de promettre l’envoi à son patron d’un compte rendu de réunion ou à ses enfants celui d’une carte postale numérique lors d’un vol transatlantique. Une amélioration est attendue à partir de 2021. La moitié de la flotte mondiale, selon le cabinet Euroconsult, soit près de 20 000 avions, sera alors connectée. Par ailleurs, l’accès à Internet n’est pas toujours possible pendant la totalité du vol, selon les opérateurs télécoms et les pays survolés. Il faut souvent attendre une petite demi-heure après le décollage, quand l’avion a dépassé 10 000 pieds (3 300 mètres d’altitude) et que les signaux lumineux « attachez vos ceintures » s’éteignent pour que la liaison soit active. Mais certaines compagnies, comme Norwegian, proposent un accès dit « porte à porte », soit dès l’embarquement.

Investissements coûteux

Le défi technologique varie selon les pays desservis et survolés. Si un partenariat peut être signé avec un opérateur d’un pays, des antennes au sol relayent alors le signal vers l’avion. C’est assez simple et peu coûteux. L’autre option, incontournable pour les vols transocéaniques, utilise les relais d’un ou souvent plusieurs satellites d’une ou plusieurs constellations, car il n’y a pas encore de couverture mondiale de haut débit par un seul opérateur.

Plutôt très onéreux, le système Internet à bord demande d’équiper l’avion d’une antenne spéciale, protégée par un dôme proéminent sur le dessus du fuselage, ce qui augmente la consommation de carburant. Compter 500 000 dollars d’installation sur un avion neuf et jusqu’à un million de dollars sur un appareil existant, équipement de la cabine en Wifi compris.

À bord, la connexion à Internet est souvent un service payant avec des tarifs liés à la durée, au nombre de mégaoctets (Mo) chargés, à la classe de voyage, etc. Toutefois, comme dans les chambres d’hôtel, les offres gratuites se multiplient. Inventaire non exhaustif.

Illimité : Norwegian (sauf streaming et téléchargement). La Compagnie. Etihad et Lufthansa en première classe. JetBlue. Nok Air. Aer Lingus en classe affaires. China Eastern. Emirates en classe affaires et en première. Turkish Airlines en classe affaires.

Basic :Air France avec le pass « Message » (WhatsApp, Facebook Messenger, iMessage et WeChat). Idem chez Delta.

Durée limitée : Finnair en classe affaires pendant une heure. Qatar Airways 30 minutes. Sénégal Airlines 15 minutes (illimité en affaires). Philippine Airlines pour 30 minutes ou 15 Mo.

Datas gratuits. Emirates (20 Mo) pendant deux heures. Singapore Airlines 30 Mo en classe affaires et 100 Mo en Suite et première.

Source: lepoint.fr

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